
Pourquoi mon enfant a-t-il une mauvaise motricité fine ?
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Temps de lecture 7 min
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Votre enfant a du mal à boutonner sa veste, à tenir son crayon correctement ou à manipuler de petits objets du quotidien ? Ces gestes, qui semblent simples, peuvent être de véritables défis pour certains enfants. Ces difficultés, souvent liées à la motricité fine, peuvent impacter leur autonomie, leur confiance en eux et même leurs apprentissages scolaires.
Mais pourquoi certains enfants peinent-ils davantage que d'autres ? Est-ce une question de maturité, de pratique ou existe-t-il une explication plus profonde ? Dans cet article, nous vous aidons à comprendre les causes possibles de ces difficultés et, surtout, à découvrir des solutions concrètes pour accompagner votre enfant au quotidien. Ne restez plus dans le doute, faisons la lumière sur la motricité fine !
Table des matières
La motricité fine désigne l’ensemble des mouvements précis et coordonnés réalisés par les doigts, les mains et parfois les poignets. Contrairement à la motricité globale, qui mobilise les grands muscles du corps (pour courir, sauter ou marcher), la motricité fine sollicite les petits muscles et requiert une grande précision et une bonne coordination œil-main.
Son rôle est essentiel dans le développement de l’enfant, car elle intervient dans de nombreuses tâches du quotidien. Par exemple, elle permet à l’enfant de tenir un crayon, de découper avec des ciseaux, de boutonner un vêtement ou encore de manipuler de petits objets comme des perles ou des Lego. Ces compétences sont cruciales pour favoriser son autonomie à la maison et sa réussite scolaire.
Alors que la motricité globale permet à un enfant de courir et de sauter, la motricité fine lui permet d’écrire lisiblement, de tracer des figures géométriques ou de réussir des jeux de construction. Ces deux types de motricité se développent en parallèle, mais des retards dans la motricité fine peuvent impacter la confiance en soi de l’enfant et son engagement dans certaines activités scolaires et ludiques.
Pour en savoir plus : Quelles sont les différences entre motricité fine et motricité globale ?
Les difficultés de motricité fine peuvent se manifester de différentes manières, selon l’âge de l’enfant. Ces signes sont souvent observés dans les gestes du quotidien, que ce soit à la maison, à l’école ou dans les moments de jeu.
PS : si vous désirez améliorer la motricité fine de votre enfant avec un moyen simple, il existe la busy board Montessori. C'est une planche équipée d'une multitude d'accessoires tel que des loquets ou des fermetures, qui pousse votre enfant à manipuler et donc travailler les muscles de ses doigts. Pas mal non ?
Les difficultés de motricité fine chez l'enfant peuvent avoir des origines multiples. Ces causes peuvent être d'ordre développemental, environnemental ou psychologique. Comprendre ces causes est essentiel pour mieux accompagner l'enfant et lui proposer des solutions adaptées.
L’une des principales causes de la mauvaise motricité fine est le trouble du développement de la coordination (TDC), aussi connu sous le nom de dyspraxie motrice.
Outre les causes neurologiques, l’environnement dans lequel grandit l'enfant joue également un rôle clé dans le développement de sa motricité fine.
Les enfants qui ne sont pas exposés à des jeux de manipulation (comme les perles, les puzzles, les jeux de construction ou la pâte à modeler) peuvent voir leur motricité fine se développer plus lentement.
Ces jeux permettent à l'enfant de travailler sa coordination œil-main, sa précision et sa dextérité.
Le temps passé devant les écrans (tablettes, smartphones, téléviseurs) remplace souvent les activités manuelles. Or, les écrans ne stimulent pas la motricité fine, car l'enfant se contente de toucher l'écran de manière répétitive, sans utiliser ses doigts de façon précise.
Cela prive l’enfant d’opportunités de manipuler, toucher, saisir et coordonner ses mouvements, ce qui est pourtant essentiel pour le bon développement de la motricité fine.
Enfin, le contexte émotionnel et psychologique de l’enfant peut également avoir un impact sur sa motricité fine.
Un enfant stressé ou anxieux face à une tâche qu'il juge trop difficile peut éviter l'activité, ce qui limite ses occasions de pratiquer des gestes fins. Par exemple, s'il échoue à plusieurs reprises à boutonner sa veste, il risque de ne plus vouloir réessayer, renforçant ainsi ses difficultés.
Les enfants qui se sentent en échec ou qui se comparent aux autres peuvent perdre confiance en eux. Ce manque de confiance limite leur motivation à essayer des tâches complexes, notamment celles qui sollicitent la motricité fine.
Un enfant qui a peur de l'échec peut éviter de tenter des tâches motrices complexes, comme le découpage ou le coloriage. Or, l'entraînement est essentiel pour développer les habiletés motrices fines.
Les difficultés de motricité fine peuvent avoir des répercussions significatives sur la vie quotidienne de l'enfant, tant à l'école qu'à la maison. Elles peuvent également affecter son bien-être psychologique et émotionnel.
À l’école, la motricité fine joue un rôle clé dans les apprentissages. Les enfants qui peinent à manipuler des crayons, des ciseaux ou des règles peuvent rencontrer des obstacles dans de nombreuses activités scolaires.
À la maison, ces difficultés affectent l’autonomie de l’enfant, créant parfois des situations de frustration.
Les conséquences émotionnelles et psychologiques sont souvent sous-estimées mais tout aussi importantes.
Les difficultés de motricité fine peuvent affecter de nombreux aspects de la vie quotidienne de l’enfant, de sa scolarité à son autonomie à la maison, en passant par sa confiance en lui. Qu’elles soient liées à un trouble comme la dyspraxie ou à un manque de pratique, ces difficultés ne doivent pas être ignorées.
Heureusement, avec un accompagnement adapté, comme l’ergothérapie et des activités ludiques à la maison, il est possible d’aider l’enfant à développer ses compétences motrices. Chaque progrès, même petit, renforce son estime de soi et sa motivation à relever de nouveaux défis.
Pour en savoir plus :